COVID-19 : combattre la désinformation accélérée depuis le début de la campagne de vaccination

Depuis début de la campagne vaccinale dans les différents pays du monde, toutes sortes de bruits courent, éternelle querelle des pros contre les anti. Ce vaccin est nouveau et a été élaboré en un temps plus réduit qu’à l’habitude en raison des moyens colossaux utilisés. Omniprésente depuis des mois, la désinformation autour des vaccins s’est accélérée avec le début de la campagne de vaccination au Royaume-Uni, avec de nombreuses infox.

Voici un échantillonnage des rumeurs à propos des vaccins anti-COVID

1.      “Me faire vacciner avec des produits que je ne connais pas, dont je n’ai d’information que par les communiqués de presse des laboratoires pharmaceutiques, c’est quand même leur faire une confiance aveugle et absolue” (Eric Caumes sur France Inter) : PAS TOUT A FAIT VRAI

En plus des dossiers transmis aux autorités de santé,  nous disposons déjà d’un certain nombre d’informations sur les vaccins en cours de déploiement en Europe. Il y a eu des publications de résultats des essais de phase 1 et 2, dans de grandes revues, pour les deux vaccins [à ARN messager]. Les premiers rapports scientifiques sur l’efficacité des vaccins contre le Covid-19 viennent d’être publiés. Le premier sur le vaccin Pfizer-BioNTech (ARN messager, déjà administré au Royaume-Uni, le second sur celui, pas encore autorisé, de AstraZeneca et l’université d’Oxford (vecteur viral). 

Les données sont en revanche plus rares sur le vaccin de Moderna ; nous ne disposons que de communiqués de l’entreprise, les données précises sont entre les mains des autorités de santé.

Globalement, ces premiers résultats permettent d’estimer la sécurité et l’efficacité des nouveaux vaccins,  Les effets indésirables, notamment pour le vaccin Pfizer, semblent être majoritairement liés à l’injection (en majorité) et semblables à ceux connus pour d’autres types de vaccins. Certains vaccinés ont toutefois développé une fièvre (1/3), six vaccinés sur 10 se sont plaints de fatigue. Il faut aussi mentionner quelques cas de réactions allergiques importantes. 

2.       Le vaccin est arrivé trop vite, il peut être dangereux car des étapes ont dû être sautées : FAUX.

Les chercheurs ont progressé à une vitesse record pour développer des vaccins, moins d’un an après cette pandémie.

L’OMS surveille les données de plus de 200 essais de vaccins. Il existe maintenant plusieurs types de vaccins en cours de développement basés sur différentes technologies. Ils subissent les mêmes tests de sécurité que les vaccins déjà utilisés dans le monde entier. Faire ces essais de phase trois (humains) est très coûteux, mais de nombreux pays se sont réunis pour les financer et lorsqu’il y a suffisamment de fonds, le processus peut aller beaucoup plus vite.

Il y a trois raisons principales pour lesquelles il a été possible de développer si rapidement des vaccins contre les coronavirus :

  • les nouvelles technologies qui étaient en cours de développement avant l’arrivée du Covid ont été utilisées pour accélérer le processus
  • des milliards de dollars ont été investis dans la recherche sur les vaccins, alors qu’habituellement, obtenir un financement peut prendre des années
  • trouver des moyens de lutter contre Covid-19 a été une priorité absolue pour tous les gouvernements du monde.

3.       les vaccins utilisant la technologie de «l’ARN messager», comme celui de Pfizer/BioNtech, peut «modifier» l’ADN du vacciné FAUX.

Le professeur Jeffrey Almond de l’université d’Oxford a déclaré : « L’injection d’ARN dans une personne ne modifie en rien l’ADN d’une cellule humaine”. Chacune de nos cellules contient au sein de son noyau notre patrimoine génétique : l’ADN (acide désoxyribonucléique). L’ADN, après un phénomène appelé transcription, va donner de l’ARN (acide ribonucléique) qui va quitter le noyau de la cellule pour être transformé en protéines (c’est ce que l’on appelle le phénomène de traduction). L’ARN messager (ARNm) est donc une copie temporaire d’une séquence génétique et cette copie qui  contient les instructions pour la production par les cellules de protéines, s’autodétruit naturellement. Dans le cas du vaccin Pfizer/BioNtech, il s’agit de la séquence d’ARNm codant pour la protéine Spike du virus, qui une fois l’injection réalisée, est lu et décodé par notre machinerie cellulaire. Par ce biais, ce messager ARN donne au corps des instructions pour produire la protéine Spike qui est présente à la surface du coronavirus. Le système immunitaire apprend ensuite à reconnaître et à produire des anticorps contre la protéine.

Dans le cadre du vaccin ARN, l’ADN ne peut pas être altéré. En effet, le processus de traduction de la séquence génétique fournie par l’ARNm se déroule dans le cytoplasme de la cellule. L’ARN messager ne peut pas pénétrer dans le noyau de la cellule qui contient notre ADN.

Le vaccin Astra/Zeneca qui vient d’être approuvé a Royaume-Uni est un peu différent. Il s’agit d’un vaccin ADN dont le principe est d’injecter un fragment d’ADN dans des cellules humaines. Plusieurs techniques sont possibles, comme par exemple, l’utilisation d’un autre virus modifié et non dangereux, ce qui est le cas du vaccin Astra/Zeneca contre la Covid-19, qui va transporter le bout d’ADN jusque dans nos cellules. Ces vaccins à ADN contiennent l’ADN codant pour la protéine d’intérêt (celle qui est la plus susceptible de déclencher une réponse immunitaire, c’est-à-dire la protéine Spike). L’ADN est reconnu et décodé en un fragment d’ARN capable d’induire la fabrication de la protéine Spike  du virus SARS-CoV-2). Il y a donc une étape supplémentaire par rapport à un vaccin ARN.

Dans le cadre du vaccin ADN, de nombreuses études ont été réalisées et plusieurs vaccins utilisent déjà cette technologie. Les chercheurs ont, par conséquent, suffisamment de recul pour dire que ces vaccins sont sûrs : ces molécules d’ADN lorsqu’elles sont injectées restent essentiellement au niveau du site d’injection (dans le muscle) et aucune intégration dans l’ADN n’a été observée.

Les posts alléguant le risque de modification de l’ADN soulignent que la technologie du vaccin à messager ARN (ARNm) “n’a jamais été testée ou approuvée auparavant”. Il est vrai qu’aucun vaccin à ARNm n’a été approuvé avant maintenant, mais de multiples études sur les vaccins à ARNm chez l’homme ont eu lieu ces dernières années. En effet, les premières expérimentations dans ce domaine remontent aux années 1990. Ils ont déjà été testés dans des études visant à établir de nouvelles thérapies contre le cancer par exemple, ou encore la grippe ou le virus Zika, etc…. Les effets secondaires graves provoqués par des vaccins restent rares . Leurs bénéfices, eux, sont énormes car ils ont permis d’éradiquer complètement certaines maladies (comme la Variole par exemple).”

Et, depuis le début de la pandémie, le vaccin a été testé sur des dizaines de milliers de personnes dans le monde entier et a fait l’objet d’un processus d’approbation de sécurité rigoureux avant de pouvoir être recommandé pour une utilisation à grande échelle.

4.       Le vaccin est «une stérilisation des femmes» car il inciterait l’organisme à attaquer une protéine qui joue un rôle dans la formation du placenta, la syncytine-1 : FAUX.

Non seulement aucun élément scientifique ne vient étayer cette théorie, mais elle est de plus biologiquement hautement improbable d’après plusieurs experts. Via une molécule d’ARN messager, le vaccin apprend à l’organisme à cibler une protéine précise, la protéine S du Sars-CoV-2, qui ne partage pas assez de ressemblances avec la protéine syncytine-1 pour que les anticorps se «trompent».)

5.      le vaccin de Pfizer contient des nanoparticules qui pourraient dissimuler des «petits ordinateurs»  : FAUX

Cette théorie mélangeant les notions de nanoparticules et de nanotechnologie recycle une infox classique anti-vaccin prétendant qu’ils servent à injecter un dispositif de traçage numérique. Si le vaccin contient bien des nanoparticules (particules microscopiques de moins de 100 nanomètres- destinées à transporter et protéger l’ARN messager vers les cellules de l’organisme), cela n’a rien à voir avec de l’électronique ou du numérique. Il n’existe pas à ce jour de technologie qui permettrait de placer de petits ordinateurs dans ces nanoparticules.

6.       C’est un médicament de thérapie génique : FAUX

Si l’on injecte d’ordinaire, via les vaccins , des virus inactivés ou des protéines, la technique de l’ARN messager est effectivement nouvelle et d’ailleurs inspirée des recherches autour des thérapies géniques. Mais cette technique n’est pas une thérapie génique. En fait, les thérapies géniques permettent de réparer la structure ADN de cellules. Or un vaccin dit à ARN est un simple code génétique qui demande aux cellules de fabriquer une protéine, Spike, pour faire croire au système immunitaire qu’il est infecté par le virus Sars-Cov-2 et qu’il fabrique des anticorps pour s’en protéger. 

Cela fait 20 ans que cette technique de l’ARN messager est expérimentée. C’est d’ailleurs une technique que l’OMS préconisait, avec celle des vecteurs viraux, en cas d’urgence comme celle à laquelle nous faisons face. 

7.       Le pape François a recommandé de se faire vacciner pour entrer au paradis : FAUX

Les publications l’affirmant venaient en fait d’un article satirique, mais de nombreux internautes y ont cru, par exemple aux Philippines.

8.       Les politiques auraient recours à des seringues truquées, avec aiguille rétractable. Leur vaccination serait fictive : FAUX

L’homme qui présente la vidéo utilisée pour élaborer ce fake est un accessoiriste de cinéma texan qui présente en fait 3 instruments (deux couteaux et une seringue montée) et  dont la lame/L’aiguille  sont rétractables. A aucun moment , il n’est fait référence à une utilisation pour une injection à des personnages politiques. Scott présente sur sa page instagram, toutes sortes de trucages cinéma (Instagram/scottpropandroll)

Video fake sur Twitter/the epigenetic whisperer, compte aujourd’hui suspendu

 9.       Quatre volontaires du vaccin Pfizer développent la paralysie faciale de Bell : FAUX

Sur Facebook, plusieurs internautes ont relayé une information contenue dans un document, daté du 10 décembre, de L’Agence Américaine des médicaments (FDA) à propos du vaccin. Il y est indiqué que quatre des participants aux tests du vaccin Pfizer-BioNTech contre le coronavirus ont développé une forme de paralysie faciale temporaire, appelée paralysie de Bell. Cette pathologie se caractérise par une atteinte du nerf facial qui entraîne la paralysie du visage et peut être provoquée par un traumatisme, mais surtout par des bactéries, virus ou maladies. 

FAKE

Dans la majorité des cas, la paralysie disparaît au bout de quelques semaines ou quelques mois. Selon l’Institut national des troubles neurologiques et des accidents vasculaires cérébraux aux États-Unis, le trouble peut toucher tous les âges, et les facteurs de risque comprennent les grossesses, l’obésité, l’hypertension, le diabète et les affections des voies respiratoires supérieures. 

Sur les réseaux sociaux, des publications en français et en anglais  relaient une capture d’écran du document de la FDA et une photo montrant trois personnes vraisemblablement atteintes de la paralysie de Bell. 

La photo était déjà en ligne avant la publication du rapport de la FDA du 10 décembre. En effet, on peut retrouver cette photo sur le site de British Medical Journal (BMJ), dans une page dédiée à la paralysie de Bell – dont la dernière mise à jour date de novembre 2019. On en retrouve une autre trace dans une vidéo publiée le 23 janvier 2020 sur une chaîne YouTube indonésienne.

Les publications contiennent toutefois une information véridique : dans le document de la FDA, qui analyse les résultats récoltés par les laboratoires Pfizer-BioNTech lors des phases d’essais cliniques, il est bien indiqué que quatre des 22 000 personnes vaccinées avec le vaccin contre le Covid-19 ont développé une paralysie de Bell. Aucun cas de paralysie n’a été enregistré parmi le groupe placebo — le groupe de volontaires à qui on n’administre pas le vaccin mais un produit neutre pour pouvoir établir des comparaisons. La FDA recommande donc de “surveiller” l’apparition de cette pathologie dans le cadre du déploiement du vaccin à plus grande échelle. 

Mais il n’est pas certain que ce soit un effet secondaire du vaccin et l’agence américaine se veut pour le moment rassurante. Elle souligne que la base de données révèle bien un “déséquilibre des cas de paralysie de Bell (quatre dans le groupe vaccin et aucun dans le groupe placebo)”, mais elle estime que “la relation de cause à effet n’est pas établie en raison d’un faible nombre de cas et d’une fréquence similaire à celle observée dans la population en général”. 

En conclusion, il est vrai que quatre des 22 0000 personnes qui ont reçu le vaccin ont développé une paralysie de Bell. Mais pour l’heure, les données recueillies par la FDA ne permettent pas d’établir un lien entre le vaccin et l’apparition de cette pathologie.  

Pour conclure,
Que sait-on des effets secondaires ? 

Selon l’Agence américaine des médicaments dans son document du 10 décembre, les principaux effets secondaires pour de nombreux patients sont de la fatigue, des maux de tête, des frissons, des courbatures et de la fièvre. Il y a également huit cas d’appendicites chez les vaccinés, contre quatre dans le groupe placebo. La FDA assure cependant qu’il s’agit d’un hasard statistique, sans lien avec le vaccin.

Au lendemain du début de la campagne de vaccination avec le vaccin Pfizer-BioNTech au Royaume-Uni, les autorités britanniques ont annoncé que deux personnes avaient mal réagi à l’injection et avaient été sujettes à d’importantes allergies. 

L’agence britannique du médicament, la MHRA, a émis une recommandation afin de ne pas vacciner les personnes ayant “un historique de réaction allergique importante à des vaccins, des médicaments ou de la nourriture (comme des réactions anaphylactiques ou ceux à qui il a été conseillé de porter un injecteur d’adrénaline)”. Ce phénomène rare existe pour tous les vaccins.

Le suivi entamé par l’ANSM a confirmé la survenue d’effets secondaires déjà identifiés, à savoir «des douleurs au site d’injection et de la fatigue». La notice du vaccin précise que «les effets indésirables les plus fréquents, chez les participants âgés de 16 ans et plus, étaient une douleur au site d’injection (>80 %), une fatigue (>60 %), des céphalées (>50 %), des myalgies et des frissons (>30 %), des arthralgies (>20 %), une fièvre et un gonflement au site d’injection (>10 %)». «Ces effets ont été généralement d’intensité légère ou modérée et se sont résolus en quelques jours après la vaccination. Une moindre fréquence de la réactogénicité a été observée chez les sujets les plus âgés», est-il encore indiqué. 

Dans le cadre de la campagne nationale de vaccination contre la COVID-19, l’ANSM a mis en place un dispositif spécifique de surveillance renforcée des effets indésirables des vaccins anti-Covid-19 sur le territoire français. Ce dispositif s’intègre dans le plan de gestion des risques  coordonné par l’Agence Européenne du Médicament (EMA). Les objectifs sont de réaliser une évaluation continue de la sécurité des vaccins contre la Covid-19 afin d‘être en capacité de s’assurer de leur innocuité ou de prendre rapidement les mesures qui s’imposeraient, et de permettre au Ministère chargé de la Santé d’adapter la stratégie de vaccination, si nécessaire.

« La HAS a identifié les situations pour lesquelles des données complémentaires permettraient de confirmer les résultats encourageants des études cliniques de phase I/II et III aujourd’hui disponibles »:

  • La HAS recommande que des études complémentaires soient menées dans la sous-catégorie des plus de 75 ans, pour confirmer les résultats rassurants de sécurité et d’efficacité du vaccin chez les plus âgés (catégorie des plus de 65 ans) ;
  • l’efficacité vaccinale n’a pu être évaluée chez les jeunes de moins de 16 ans ;
  • l’efficacité sur la transmission virale n’a pas été évaluée ;
  • l’efficacité vaccinale en fonction des mutations potentielles du virus.

Par ailleurs, la HAS insiste sur la nécessité de poursuivre l’essai de phase 3 pour disposer de données d’immunogénicité, d’efficacité et de tolérance à plus long terme. Elle souhaite être informée des résultats des études mises en place dans le cadre du Plan de gestion des risques et encourage également la mise en place d’études post-autorisation notamment sur les populations vaccinées en phase 1 de la campagne (les personnes résidant en établissement accueillant des résidents âgés de façon prolongée), et la réalisation d’une étude avec séquençage des souches virales pour suivre l’évolution de souches porteuses de mutations, notamment chez les patients infectés après vaccination.

Bibliographie

Dispositif de surveillance des vaccins lors de leur utilisation en vie réelle – ANSM : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (sante.fr)

Haute Autorité de Santé – Vaccination contre la Covid-19 : la HAS définit la stratégie d’utilisation du vaccin Comirnaty ® (has-sante.fr)

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DIPLOMES 1980 Diplôme d’Etat d’Infirmière 1996 Diplôme de Cadre de Santé 1998 DU de Soins Palliatifs 2007 DU Ethique Soins et Santé PARCOURS PROFESSIONNEL 1980-1983 Infirmière AU CHU de Rouen 1983-1995 Infirmière dans les services de Médecine et de Cure Médicale dans un Hôpital Local Faisant fonction de cadre à partir de 1989 Infirmière Coordinatrice du SSIAD rattaché à l’établissement en 1993 1996-2002 Cadre de Santé au CHU de Rouen dans différents services, de nuit puis de jour 2002-2005 Cadre de Santé en EHPAD dans un CH de la région Normandie, responsable de 6 unités de soins soit 167 lits et chargée de missions transversales (notamment la Gestion des Risques) 2005-2018 Cadre de Santé Formateur à l’IFSI du CHU de Rouen TRAVAUX REALISES: mise en place d'un SSIAD, Transmissions ciblées, Chef de projet sur la réalisation d'un film illustrant le protocole de pose d’une bande de contention veineuse et présentation dans différents congrès, évaluation de la prise en charge de la douleur, évaluation de l'éducation des patients sous AVK, référent SIIPS, Participation au groupe de travail sur la mise en place des CLAN (Comité de Liaison Alimentation Nutrition) à la DHOS, gestionnaire de risques, animateur d'un groupe d'évaluation dans le cadre de la certification, réalisation d'audits, participation à l'élaboration et à la réactualisation de protocoles de soins. PARTICIPATION AUX INSTANCES: Conseil d’Administration, Commission de Soins, CLAN.

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